Etats-Unis

Happy New York

Je ne vais pas commencer cet article par une nouvelle excuse, vous allez à vous lasser… Je vous rassure, je ne vous oublie pas, je commence à ressentir une petite pression, il parait des gens m’attendent. Et maintenant que j’ai retrouvé mon rédacteur en chef Sophie, je suis surveillée. J’arrête là mon discours de journaliste du dimanche. 
Après trois semaines à hiberner dans une ferme, mon rythme a retrouvé une telle accélération que je n’ai pas trouvé le temps de vous parler de toutes mes expériences. Je vais donc commencer à tricher et vous raconter notre séjour à New-York en sautant mon Noël à Banff et mes deux jours chez Franck & Cathy à Toronto. 

Six mois après l’avoir programmé, un mois à l’avoir tant fantasmé quand je m’ennuyais en Workaway ENFIN, j’ai retrouvé Sophie pour fêter le nouvel an à New York. 
NYC, c’est une ville magique pour moi, une ville de film, une île à laquelle on ne pourrait accéder que par avion et qui ne serait relié à aucune autre terre. Alors voyager douze heures en bus de Toronto à New-York, c’est épuisant ne nous le cachons pas (non, je ne sais pas toujours pas comment dormir assise dans un bus) mais c’est quand même une expérience unique. Et oui, il y a des routes et des villes autour de New York. 

Mon oncle Franck m’avait préparé pendant deux jours à passer la douane américaine toujours aussi intimidante à coup d’épisode d’une télé-réalité sur le passage de la douane américaine. Mon discours était parfaitement près et on ne m’a même pas demandé pourquoi je venais et combien de temps je restait aux USA.  C’était presque trop simple. 
On s’est trouvé à la station de bus avec Sophie, les cheveux gras, les cernes sous les yeux et le dos en compote, mais très joyeuses évidemment. 

Au programme : cinq jours à la découverte de Manathan et Brooklyn sans plan précis. Nous logions dans le nord Manhattan, un peu loin des points d’intérêts, mais très proche de deux stations de métro. Notre sympathique hôte, Juan, nous attendait avec des cartes de voeux et des tasses en cadeau de Noël.

NYC est une ville que j’apprécie toujours autant, mais ça n’a pas le même charme qu’en été. J’aime découvrir les villes en flanant dans les rues mais c’est assez difficile vu la taille de la ville et le froid.

Après deux mois au Canada, on se la jouait un peu « on a connu l’hivers Canadien, rien de nous fait peur ». Et bien, il faisait très très froid ici. Vous avez certainement vu passer l’information en France également, Le Canada et le nord des USA connaissent un hivers historiquement très froid. Oubliez les robes à paillettes pour la soirée du nouvel an, il faisait un bon -20° en ressenti le soir du 31. Même la journée, malgré un joli soleil, le vent froid vous glaçait le visage. Comme, il ne faisait pas loin de 30° dans notre chambre, j’oubliais chaque matin qu’il faisait froid. 30° celcuis ? Oui, comme le chauffage ne se règle que pour tout l’immeuble et que la fenêtre ne s’ouvrait pas, nous avons dormi avec le chauffage et la clim en même temps. Niveau économies d’énergies, on est au top.

Pour bien, se plonger dans la folie de cette ville et rompre avec la tranquillité canadienne, on a fait un petit tour du côté de Times Square pour notre première sortie. Quitte à découvrir NY, autant débuter par le pire dés le début. Tout n’est que touristes et panneaux publicitaires clignottant. Ce quartier ne désemplit jamais. On dirait qu’il fait jour à minuit.

Au cas, on aurait été encore hésitantes sur la question, cette promenade nous a confirmé qu’il était hors de question qu’on poirote douze heures dans le froid à Times Square le 31 pour assister à la chute de la boule, écouter un play back de Mariah Carey et tenter de passer à la télé. 
On a décidé de passer la soirée du 31 à Prospect Park, du côté de Brooklyn, où des concerts et un feu d’artifice étaient prévu pour une soirée plus autentique et moins touristique. Pour la tranquillité du quartier on a été servi, il n’y avait pas un chat dans le quartier. Comme en plus, on est arrivé avant l’heure des premiers concerts, on a renoncé au feu d’artifice pour se réfugier dans un bar. On oublie assez vite à quel point New-York est grand. Brooklyn seul doit être plus grand que Paris.  Et pas de rue de la soif ici. On a marché vingt bonnes minutes, certe dans un quartier mignon, pour trouve un bar animé. Trouver un lieu où se réchauffer devenait une question de survie. Ce fut un bar sportif au murs recouverts de télévisions. Finalement, nous avons bien observé la chut de la boule à Time Square mais à la télé, une bière et des chickens wings à la main. Une soirée très américaine finalement. Même si au final, je ne sais pas à quoi correspond un nouvel an classique pour les américains.

Vous devez avoir un peu de mal à comprendre pourquoi NYC est une ville qui me fait rêver avec tout ce que je vous raconte. Alors quelques expériences en vrac : 

  • Croiser les buildings célèbrent et les taxis jaunes… qui évoquent tant de films. 
  • Admirer la ville la nuit depuis un bar au 65ème étage du Rockefeller center 
  • Traverser les quartiers les sympas de la ville depuis la High line, l’ancienne voie ferrée transformée au lieu de promenade
  • Dire bonjour à Monica, Chandler et leurs friends au pied de l’immeuble de la série culte.
  • Flâner dans Central Park sous la neige
  • Accéder à Manhattan depuis le Brooklyn bridge

Manhattan ne dort jamais, c’est une ville très bruyante.C’est d’autant plus marquant à ma deuxième visite, puisque j’ai eu l’occasion de voir plusieurs autres villes américaines depuis. Il y a toujours, toujours, le bruit d’une sirène au loin. C’est à croire qu’il y a toujours un immeuble qui brûle et quelqu’un qui se blesse dans cette ville. 

Nous avons prévu de revenir à New-York le week-end du 20 janvier pour retrouver des amis de Sophie. Entre les deux, nous allons vadrouiller entre Philadelphia, Baltimore, Washington et nous espérons une dizaine de jours en Workaway. 
Retour au Canada, en passant par Boston pour la fin du mois. C’est un challenge. Voyager en hiver, c’est cher, beaucoup plus qu’en été, parce qu’on ne peut pas se contenter de passer l’après-midi sur un banc à admirer la vue. Il faut prévoir un bon budget « café pour se réchauffer ». Et comme nous n’avons pas prévu de retravailler avant plusieurs mois et une traversée du Canada, on surveille nos économies de près. 

Jeune trentenaire, un peu rêveuse à la conquête du Canada. J'ai quitté ma vie de citadine française, enfilé un sac à dos aussi grand que moi, pour partir à la découverte des grands espaces. Un an de voyage, rencontres, volontariats, paysages à couper le souffle. Et maintenant que je sais couper du bois, cuisiner une poutine et conduire un traîneau, ma nouvelle aventure va s'appeler : survivre dans une grande ville canadienne.

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