Etats-Unis

La ville qui doit être si chouette en été

Alors Montréal, tu trouves ça comment ?  Bas écoute, jusqu’ici, je trouve que le métro fonctionne très bien. À défaut, d’avoir pris l’accent québécois et visité tous les lieux emblématiques de la ville, je ne suis pas loin d’être devenue une experte de l’achat de voiture et j’ai visité tous terminus de ligne. On a vécu une semaine épuisante et nous ne sommes pas encore arrivées au bout de nos galères… J’aurai bientôt l’occasion de vous en reparler. Le temps que je fasse mieux connaissance avec la ville, je vais faire un petit retour sur la fin de nos vacances américaines. J’ai sauté plusieurs aventures sur le blog, mais il était impensable que je ne vous parle pas de Boston, car cette ville mérite qu’on s’y attarde.

Boston, Cambridge, Harvard… Comme avec nos précédentes étapes américaines, nous avons tous quelques clichés en tête sur cette ville. Ça peut varier selon vos goûts cinématographiques et vos connaissances culturelles : oui, c’est ici, que Will Hunting passe de balayeur à grosse-tête des maths, que Mark Zuckerberg a codé les premières lignes de Facebook, que le couple légendaire de Love Story s’est embrassé pour la première fois et que la fille de Jimmy est assassinée. Étant une fan des livres de Dennis Lehane et ses adaptations au cinéma, c’est la dernière référence qui me parle le plus (Mystic River). De quoi, vous donnez l’impression que des enfants sont enlevés et tués à tous les coins de rue à Boston. À trop regarder de films, on finirait par ne plus oser voyager dans aucune grande ville américaine.

Vous pouvez aussi me répondre « Mais enfin, Boston, c’est surtout la ville des premiers colons et la ville de la révolution de la révolution américaine !« . Et vous auriez totalement raison. Décidément, au cours de ce mois sur la côte est des Etats-Unis, nous n’avons pas arrêté de croiser l’histoire américaine, un peu dans le désordre, mais on va pouvoir reconstituer la frise dans l’ordre.

Un dernier « Boston, c’est » avant d’entrer le vif du sujet : Boston c’est la ville des Patriots ! Et on est très fier de son équipe de football américain ici. 

Boston est une petite ville de bord de mer à taille humaine, dont l’histoire remonte à 1630. On y trouve donc des vieux parcs, des ruelles pavées, des maisons en briques et en bois de ce type :

C‘est aussi une ville très étudiante : Harvard, le MIT et d’autres universités moins connues, mais bien cotées. Nous logions d’ailleurs chez un étudiant étranger en résolution des conflits, Prince (ça ne s’invente pas). Et difficile d’être mieux accueillies. Il nous a proposé en réponse à notre annonce public sur le site de Coachsurfing de nous héberger (gratuitement, c’est le concept du site) pour trois nuits. Il a loué une voiture pour ramener de la gare jusqu’à chez lui et nous a prêté sa chambre. La générosité des gens ne cesse pas de m’épater.

Je ne vais pas attendre la conclusion pour le dire : on a adoré cette ville. C’est le coup de cœur de cette pause américaine. On aurait pu la renommer la ville « qui doit être tellement chouette en été ». Même si l’hiver n’enlève rien à son charme, elle invite à la flânerie au printemps.

Bon, avouons, que le premier jour, il pleuvait tellement qu’il fallait quand même un peu faire preuve d’imagination. Si je vous parle encore de la météo, c’est pour que vous compreniez mieux comment on s’est retrouvées à visiter une brasserie à 13h dés notre premier jour. Une visite avec dégustation de bière gratuite, pourquoi s’en priver ? 

On s’est rattrapé le deuxième jour avec une balade de 4 km remplie d’histoire. Le Freedom Trail, c’est le nom d’une ligne rouge qui traverse la ville pour vous emmener sur les traces de la révolution américaine. C’est une façon très sympa et facile de découvrir la ville, il n’y a qu’à suivre la ligne au sol. Comme souvent, il nous manquait quelques informations historiques pour bien comprendre l’ensemble, mais on a suivi ça très sérieusement, notre guide à la main. 

 

Et pour bien finir ce séjour, nous ne pouvions pas partir sans partir à la chasse au futur grand avocat ou scientifique. Les campus d’Harvard et le MIT ne sont qu’à quelques kilomètres l’un de l’autre. Imaginez comme ces trottoirs respirent la grosse-tête. Je vous parlais du créateur de Facebook plus haut, mais j’aurai pu jouer à ce jeu des heures, vu les gens illustres qui sont passés par ici. Barack Obama entre autres. Qui sait si nous n’avons bousculé un futur prix Nobel sans le savoir. 

La conclusion de ce mois américain, c’est que si je devais choisir une ville où m’installer, je choisirai Boston. Ce n’est pas à l’ordre du jour, je reste très attachée au Canada. Nous sommes remontées à Montréal avec la sensation de rentrer à la maison (alors que je n’avais encore jamais mis les pieds dans la province Québécoise) et que les vacances étaient finies. Sensation très vrai s’agissant de la fin des vacances !

À bientôt pour le petit guide « Comment acheter un char quand on y connaît rien ».

Jeune trentenaire, un peu rêveuse à la conquête du Canada. J'ai quitté ma vie de citadine française, enfilé un sac à dos aussi grand que moi, pour partir à la découverte des grands espaces. Un an de voyage, rencontres, volontariats, paysages à couper le souffle. Et maintenant que je sais couper du bois, cuisiner une poutine et conduire un traîneau, ma nouvelle aventure va s'appeler : survivre dans une grande ville canadienne.

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