Non classé,  Ontario

Tramway, boulot, dodo

Bon, il semble que je sois revenue dans une vie Tramway, boulot, dodo. Du coup, n’espérez plus rien de drôle et d’intéressant sur ce blog… Mais non, je déconne, même en pleine construction d’une nouvelle routine au Canada, la vie continue de m’offrir des petites galères pour pimenter ma vie. Néanmoins, il est vrai que, qui dit s’installer dans une ville pour y vivre, dit retomber forcément dans une vie routinière, avec le risque de s’ennuyer à nouveau. Mais pour le moment, j’ai tout à construire et découvrir, je suis donc loin de m’ennuyer !

Alors, quelques lignes sur cette nouvelle vie. Je pourrai résumer mes débuts à Toronto en : commencer petit, mais viser grand ! Petit parce que petit job à mi-temps et petite chambre dans un appartement trouvé. Mais grand, parce que j’ai toute confiance en moi depuis que je suis ici, et j’ai bien l’attention de trouver mieux bientôt. 

Retourner bosser 

Vive les réseaux sociaux. Aujourd’hui, on trouve de tout sur Facebook, surtout sur les groupes de bons plans entre francophones à Toronto. Le jour de mon arrivée, j’ai trouvé l’énergie d’envoyer un CV après avoir vu passer une annonce sur Facebook. Le lendemain, j’avais un rendez-vous et j’ai commencé jeudi. Vous avez devant une Bilingual telephone sale representative chez Artsmarketing. Quoi qu’est-ce ? Et bien, ça consiste en appeler les abonnés du musée des beaux-arts de Montréal pour les inciter à donner des sous au musée qui reçoit très peu d’aides de l’état. Ce sont 20 h de téléphone par semaine, ce n’est pas un job à responsabilité et ni un job passionnant, mais c’est une jolie ligne sur mon CV. Et puis au moins, c’est pour la bonne cause et un retour dans le secteur culturel.
Alors, niveau budget, un mi-temps ça ne va pas me mettre de vivre à Toronto longtemps, mais chaque chose en son temps

Retrouver un chez-soi

La fenêtre en haut à gauche de l’immeuble du milieu ? C’est ma chambre

Qui dit petit salaire, dit recherche d’un logement abordable. Ce qui n’est pas facile ici, car la ville est très chère. J’ai eu la chance de trouver, encore grâce à un groupe Facebook, une chambre en coloc à 600 CAD par mois, ce qui est un bon plan pour Toronto. La chambre est petite (il falloir vivre avec un lit une place) mais l’appart est chouette. Il est est Leslieville, un quartier sympa dans lequel j’ai déjà mon airbnb (un signe du destin?). C’est un appart sur deux étages : cuisine et pièce à vivre en bas, salle de bain et trois chambre en haut. Je serai en coloc avec une Française et son copain canadien anglophone et une jeune canadienne anglophone.
Second bon plan pour moi : comme je signe mon contrat avec la Française et non pas directement avec la proprio, ma coloc ne me demande aucune preuve de passé de crédit, preuve que je peux payer ou payement du dernier mois… Comme ça se fait beaucoup ici). Et je ne signe qu’un contrat de 3 mois, ce qui me permettra de trouver une chambre plus grande si mes finances s’améliorent.

Voilà pour les grandes lignes de ma nouvelle vie. Maintenant passons à la partie la plus drôle : mes petites aventures du week-end.

Se remettre au sport 

Oui, de l’année dernière, j’ai gardé l’envie de bouger mon corps. Je suis donc à l’affût des bons plans. Les plans pour faire du sport gratuitement quoi. Le week-end dernier, je suis sortie du lit pour participer à un cours de Yoga offert par une boutique de produits pour la peau. Oui, je deviens Américaine, je me mets au Yoga. Jusqu’ici ça va.
Ce week-end, je suis également sortie, cette fois-ci pour participer à un cours de danse. J’avais trouvé une salle de danse de privé, qui offre un premier cours d’essai gratuit. Tiens et ci j’essayais la danse Jazz-Funk, ça doit être sympa ! Je me suis retrouvé avec pleins de jeunes asiatiques d’une vingtaine d’années, une femme de 50 ans (heureusement pour moi) à assister à un cours donné par un jeune asiatique au style de danseur de K-pop (les boy bands coréens, je vous laisse imaginer le style). J’ai commencé à comprendre que j’allais me sentir ridicule. Impression confirmée, lorsqu’il a lancé la musique de la chorégraphie du jour : « Waiting for tonight » de Jenifer Lopez.

Ca n’est pas vraiment l’image que j’avais du funk. J’ai plutôt appris à danser comme une danseuse accompagnant une chanteuse de RnB, avec mouvement des fesses et tentative de sexytude. Sans me venter, je ne m’en suis pas trop mal sortie, au moins j’ai réussi à suivre les pas sans être trop en retard sur le groupe. Mais bon, je ne me suis pas sentie très à ma place…
Est-ce que j’y retournerai… Mmm, j’hésite encore !

J’aurai mieux fait d’aller à Ikea

Petit budget oblige, je suis à la recherche de meubles d’occasion. J’ai trouvé une offre vraiment pas chère pour un lit simple premier prix avec matelas et couette inclus. Vraiment le lit de base, que j’aurai rapidement envie de changer. Petit lit en bois qui semble pas du tout solide, mais qui au moins est léger !

Dimanche, j’ai fait une heure de transport et affronter le grand froid pour aller le voir. Imaginez ma tête, frigorifiée, quand j’ai vu qu’au pied de l’immeuble indiqué par mon GPS, il y a avait deux camions de pompier et pleins de monde dans le hall de l’immeuble ! Alerte incendie, la sonnerie qui sonne à fond. Rien de grave si j’ai bien compris, mais l’ascenseur avait été mis à l’arrêt. Sauf, que ma vendeuse de lit vit au 9e étage… Après hésitation, et 9 étages montés à pied pour voir le lit, j’ai décidé d’attendre dans un café deux rues plus loin, le temps que l’ascenseur soit réparé. Histoire de ne pas avoir à revenir un autre jour. Je n’ai pas attendu plus de 30 min au final, mais j’ai quand même fait un aller-retour dans le vent froid et la neige !
L’ascenseur réparé, la vendeuse et son copain m’aident pour descendre le lit et le matelas (le tout est très léger) et attendent avec moi l’arrivée de mon Uber XL. Oui, quand on n’a pas de voiture et qu’on ne connaît personne qui en a une, la seule solution, c’est de commander un chauffeur, ça revient quand même moins cher que d’acheter neuf et se faire livrer par Internet.

J’avais été voir ma future chambre samedi pour prendre quelques mesures et j’avais compris que ma coloc ne bougeait pas de l’après-midi. Je lui ai donc envoyé quelques messages et essayé de l’appeler pour lui dire que je passerai bien déposer le lit, comme évoqué hier. Sauf que… pas de nouvelles ! Arrivée avec mon chauffeur devant l’appartement, toujours pas de réponse et mon portable a fini par s’éteindre. J’avais l’air bien avec un lit dans la neige… Heureusement, mon chauffeur très sympa a accepté de me transporter deux blocs plus loin jusqu’à mon airbnb (l’avantage d’être dans le même quartier). Seule solution qui me restait, j’ai monté le lit « discrètement » dans la chambre mon airbnb… Voilà, voilà, donc j’ai un lit, caché dans la chambre de mon airbnb. Je n’ai plus qu’à le déplacer à nouveau dans une semaine.

Vive le dimanche !

Jeune trentenaire, un peu rêveuse à la conquête du Canada. J'ai quitté ma vie de citadine française, enfilé un sac à dos aussi grand que moi, pour partir à la découverte des grands espaces. Un an de voyage, rencontres, volontariats, paysages à couper le souffle. Et maintenant que je sais couper du bois, cuisiner une poutine et conduire un traîneau, ma nouvelle aventure va s'appeler : survivre dans une grande ville canadienne.

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